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mercredi 9 juin 2010

Oasis blues

Paroles: Julie Vigneault 2010

Don’t want to feel the oasis blues
Don’t want to feel that I could loose
This peaceful place I have inside
The paradise that’s in my mind
So please tell me it will last forever
So please tell me we can stay here together
‘Cause I don’t want to feel the oasis blues
Don’t want to feel what I could loose

Well, she’s been writing a story
Where I’m a hero and so is she
In the desert, in a sweet mist
Fulfilling love that she had miss

Day after day she’s sending words
Virtually drawing a tender world
Whish she can’t guess how I am scared
Whish she can feel how she is spared

I don’t want to feel the oasis blues
Don’t want to feel that I could loose
This peaceful place I have inside
The paradise that’s in my mind
So please tell me it can last forever
So please tell me we can stay here together
‘Cause I don’t want to feel the oasis blues
Don’t want to feel what I could loose

And there’s she goes dancing the blues
Like she had really nothing to loose
Wish I could had this hopefulness
Wish I could be the one’s she bless

I don’t want to feel the oasis blues
Don’t want to feel that I could loose
This peaceful place I have inside
The paradise that’s in my mind
So please tell me it can last forever
So please tell me we can stay here together
‘Cause I don’t want to feel the oasis blues
Don’t want to feel what I could loose

samedi 22 mai 2010

Cheval de Fougue

« Cheval de fougue »
Paroles : Julie Vigneault

T’as peur d’être apprivoisé
Que je te vole ta liberté
Que je te passe la corde au cou
Que de l’enclos tu soi le fou

Ta juste à être, à galoper
Moi ce que je veux c’est t’observer
Avec recul, admiration
Avec respect et attention
Tu es sauvage, tu es fougueux
Et de cela je suis envieux
Comment vouloir te retenir
Quand c’est de toi que je m’inspire

Tu peux piaffer, tu peux hennir
Tu pourrais même me mentir
À jamais aussi t’en aller
Vers d’autres clairières, d’autres contrées

Tu appartiens à la nature
Tu es sauvage à l’âme pure
Je ne retiens pas ton destin
Je te laisse libre et clandestin

Tu es sauvage, tu es fougueux
Et de cela je suis envieux
Comment vouloir te retenir
Quand c’est de toi que je m’inspire

J’ai quelques pommes à te donner
Une couverture, un peu de blé
Mais libre à toi de t’arrêter
Pour quelques temps m’apprivoiser

Ma porte t’es à jamais ouverte
Mon âme toujours à la fête
Viens quand tu veux pour rejouer
Cheval fougueux en liberté

Peu Importe

« Peu Importe »
Paroles : Julie Vigneault

En cette nuit de courtepointe
Je tente de tout rapiécer
Les mots, les sens, les impressions
Le décousu de mes questions

Ce n’est au fond qu’une couverture
Cousue d’espoirs, de conjonctures
De brins de laine, de chance, de veine
De rythmes doux, de quarantaine

Peu importe si tu as peur
Peu importe si dans ton cœur
Tu veux courir tête baissée
Si t’as envies de t’échapper
Peu importe le feu, les braises
Peu importe les grandes thèses
Peu importe tant qu’au banquet
On se retrouve, on s’reconnaît

C’est une étoffe de flammes immenses
Qui nous protège de la méfiance
Qui d’étincelles nous attisent
Qui nous rends fous de convoitise

En cette nuit de courtepointe
Viens près de moi, sent mon étreinte
Viens pour un peu te réchauffer
Viens près de moi te rassurer.

Peu importe si tu as peur
Peu importe si dans ton cœur
Tu veux courir tête baissée
Si t’as envie de t’échapper
Peu importe le feu, les braises
Peu importe les grandes thèses
Peu importe tant qu’au banquet
On se retrouve, on s’reconnaît

Le beau et la bête

« Le beau et la bête »
Paroles : Julie Vigneault

Il a des symboles dans sa tête
Un peu de larmes que le temps arrête
Il a des ombres et des chapeaux
La mort, une femme et un cours d’eau

Elle est nature et liberté
Tout ce qui ne peut s’apprivoiser
Elle a la fougue et même l’instinct
La peur et la honte des humains

Le beau observe, la bête se pose
Chasseur de paix, proie de beauté
La bête reste, le beau s’en va
Dompter la bête sur un canevas

Il a l’aurore pour esquisser
Le trouble, le doute de ses pensées
Par des couleurs, des coups de pinceaux
La bête se dompte, devient le beau

Elle s’est nichée au creux d’un arbre
Figée, muette presque de marbre
Elle ne sait rien de sa beauté
Elle est le beau resté caché

Le beau observe, la bête se pose
Chasseur de paix, proie de beauté
La bête reste, le beau s’en va
Dompter la bête sur un canevas

Il a presque immortalisé
La fougue, l’instinct et la pureté
De la bête sage au cœur de soi
Le beau, le vrai qu’il est déjà

Elle ne verra jamais sa toile
Les traits, les ombres et les étoiles
Le beau en soi apprivoisé
La bête et sa sérénité…

Et si je n'étais pas mes mots ?

"Et si je n'étais pas mes mots?"
Paroles : Julie Vigneault

Je me sens si vulnérable
En ce matin de fleurs de sable
J’ai le cœur tout en déroute
Je suis paralysée de doutes

Et si j’avais tout embelli
Et si d’emphases j’avais nourri
Les strophes et les alexandrins
Pour me servir, te tendre la main

Et si je n’étais pas mes mots?
Mais qu’ils me collaient à la peau
Comme un vêtement pour protéger
Ce qui devrait t’être dévoilé
Et si je n’étais pas mes mots?
Si à cause d’eux je sonnais faux
Si derrière eux je n’étais rien
Qu’une pâle image d’un refrain

Je me sens déraisonnable
En cet après-midi de marbre
Devant le roc je me sens poussière
Fragile grain de sable dans l'univers

Et si je pouvais assumer
La force de cette dualité
Moitié candeur, moitié chaleur
Solide et fière pour quelques heures

Et si je n’étais pas mes mots?
Mais qu’ils me collaient à la peau
Comme un vêtement pour protéger
Ce qui devrait t’être dévoilé
Et si je n’étais pas mes mots?
Si à cause d’eux je sonnais faux
Si derrière eux je n’étais rien
Qu’une pâle image d’un refrain

Et si je n’étais pas mes mots?
Si j’étais plutôt leur écho
L’interprète d’humilité
De ce qu’ils avaient à raconter

Et je n’étais pas mes mots?
Mais que j’acceptais le cadeau
D’écrire pour vivre, pour exister
À travers eux me dévoiler…
À travers eux me consacrer…

Sorcelleries

« Sorcelleries »
Paroles de : Julie Vigneault

Sur l’autel il y a de l’encens
Une dague, une plume et un serment
Un grimoire plein de ma magie
Un peu de miel et une bougie

Tu crois sans doute que je prépare
Des rituels, des messes noires
Des sacrifices, des sortilèges
Pour que tu tombes dans mes pièges

Pourtant c’est toi le grand sorcier
Qui prends plaisir à m’envoûter
C’est toi et tes incantations
Qui paralyse mes émotions

Mais prend bien garde à la sorcière
Mais prend bien garde à mes mystères
Car dans sa pomme tu as croqué
Car sa potion tu as goûté

J’ai beau invoquer tous les dieux
La magie rouge, la blanche, la bleue
Tu as sans doute une amulette
Qui te protège de mes recettes

Je dois redoubler de prudence
Je dois faire preuve de vigilance
Pour éviter d’être possédée
Par ta présence, par tes pensées

J’aurai beau être une sorcière
Une mystérieuse femme d’éther
Tu n’as pas du tout à me craindre
Car c’est toi qui as su m’atteindre

Tu vois c’est toi le grand sorcier
De qui j’aurai dû me méfier
C’est toi au fond qui m’a bien eu
Je suis sorcière déjà vaincue

mardi 16 mars 2010

« Un pas de trop »

Un pas de trop, une lettre, un mot
Qui nous condamne, nous prend de haut
Un long silence, une longue absence
Une apparente indifférence

Debout au bord du précipice
Je perds le pied, chancèle et glisse
Un piège sur moi s’est refermé
L’arme contre moi s’est retournée
Je m’étais seulement laissé prendre
Par les images, par les mots tendres
Les points à jamais suspendus
D’un sens unique, d’une peine perdue

Un pas de trop, une lettre, un mot
Qui présuppose, qui fait écho
À la folie, la poésie
À tous mes rêves inassouvis

Debout au bord du précipice
Je perds le pied, chancèle et glisse
Un piège sur moi s’est refermé
L’arme contre moi s’est retournée
J’essaie toujours de comprendre
Ce qui se passe, ce qui m’étrangle
Pourquoi j’arrête de respirer
Quand ton silence m’est imposé

Un pas de trop, une lettre, un mot
Qui nous cisaille, nous mord la peau
Pour  nous faire croire à l’interdit
Pour engourdir nos insomnies

Debout au bord du précipice
Je perds le pied, chancèle et glisse
Un piège sur moi s’est refermé
L’arme contre moi s’est retournée
Y’a sûrement une explication
Un mot de toi, une solution
Des phrases qui sauront m’apaiser
Ouvrir le piège, me libérer

Un pas de trop, une lettre, un mot
Qui nous amène un  plus haut
Qui fait grandir, qui fait s’ouvrir
Vers d’autres avenues, vers d’autres rires

Debout au bord du précipice
J’ai repris pied et je me hisse
Hors de ma grotte en plein été
Sous le soleil de tes pensées
Le silence a été rompu
La glace de l’âme enfin  fondu
Je n’avais pas à m’inquiéter
Tu ne pouvais pas m’oublier…

« Je ne veux pas savoir »

Je suis dans une bulle de verre
Qui me grossit tes caractères
Qui me protège et m’indiffère
De tes défauts, de tes travers

Je suis l’autruche d’une histoire
Oiseau tout emplumée de gloire
La tête enfouie, le cœur miroir
Bien à l’abri des faux-espoirs

Je ne veux pas savoir
Ce qui briserait le miroir
Et m’obligerai à regarder
L’envers de ma réalité
Je ne veux pas savoir
Ce qui te rendrait illusoire
Et m’obligerai à te regarder
Dans toute ta réalité

Je suis le doré d’une cage
L’obstinée des vieux adages
La vérité des faux mirages
La fée espiègle des enfants sages

Je suis l’unique de tes sens
Un doux secret, une confidence
Une complexe équivalence
La douce musique de tes silences

Je ne veux pas savoir
Les milles tours de tes ivoires
Ce qui te rendrait prisonnier
D’une tout autre destinée
Je ne veux pas savoir
Le déroulement de cette histoire
Ni même comment la débuter
Ni toutes ses pages inachevées

Je suis le diable de l’avocat
Qui revendique tous ses droits
De bien vouloir en rester là
De ne pas tout savoir de toi

Alors pitié ne me dites rien
Laissez mes rêves dans leurs écrins
Faites un détour, changez de chemin
Car je saurai peut-être demain
La  route qui mène vers la fin.

« Futile Mésange »










Dans un dialogue bien étrange
Entres les feuilles de quelques branches
Je t’observais et te chantait
L’hymne d’amour de ma forêt

Dans la mangeoire tu déposais
Des victuailles comme un secret
Pour que je puisse dès ton départ
Me délecter de tes égards
 Quelques semaines vinrent à passer
Avant que je daigne m’approcher
Jusqu’à manger dedans ta main
Jusqu'à oublier mon instinct

Je suis seulement qu’une mésange
Petit oiseau aux ailes d’anges
Qui vient parfois se déposer
Sur ton épaule pour t’inspirer
Mais qui donc aurait pu penser
Qu’une mésange puisse s’inquiéter
De savoir ce que t’es devenu
De savoir si t’es disparu

Du haut des airs je guette ton pas
Depuis plusieurs heures déjà
J’essaie en vain de me rassurer
Sur les corniches je reste posée

Mon cœur d’oiseau bat la chamade
Je tremble de froid, me rend malade
J’en oublie même ma liberté
Que je peux partir et m’envoler

Je suis seulement qu’une mésange
Petit oiseau aux ailes d’anges
Qui vient parfois se déposer
Sur ton épaule pour t’inspirer
Mais dis-moi qui pourra penser
À la mésange toute affolée
À l’aviser que tu ne viens plus
À lui dire que t’es disparu

Envoie-moi seulement un pigeon
Un écureuil même un raton
Pour m’aviser de ton voyage
Pour me transmettre ton message

 En échange je te promets
De rester sagement en forêt
De ne plus chanter, t’interpeller
Juste être mésange qui t’as aimé
  
Je suis seulement qu’une mésange
Petit oiseau aux ailes d’anges
Qui aimait tant se déposer
Sur ton épaule pour t’inspirer
Mais voilà  que j’entends ton pas
Mais oui c’est vrai te revoilà
Toi mon perchoir de conte de fée
Toi l’homme qui m’a apprivoisée
Toi l’homme qui m’a apprivoisée

Lost in space

« Lost in space… »
Lyrics by: Julie Vigneault

There is no oxygen at all
Must be the reason why I’m suffocating
There’s a silence so unbearable
Making your love seems so unreachable
Making you love seems so unreachable

I’m suspended baby
Fighting with stars and gravity
Stuck in here slowly floating
Lost in space and still waiting
Lost in space and still waiting

I want to scream out loud
But here in space there is no sound
My mouth still staying wide open
Words lost in space like a weapon
Words lost in space like a weapon

I must have climb in a rocket
Surely got higher that I could get
But now I’m only falling
From your space while you’re missing
From your space while you’re missing

Don’t want to be hook by the atmosphere
Don’t want get burned by my own fear
But maybe I already lost you
Still lost in space try to find you
Still lost in space try to find you

So look up for me baby
And send your smile right through the sky
Like a spaceship please bring me nearby
‘Cause lost in space I’m still praying
‘Cause lost in space I’m still hoping…
‘Cause lost in space I’m still breathing….
Cause lost in space I’m still waiting….

mercredi 10 mars 2010

Duel en Doute

« Duel en Doute »
Paroles : Julie Vigneault

Tu n’arrêtes pas de t’immiscer
Tu n’arrêtes pas de te soulever
Grand ébranleur de certitudes
Grand chevaucheur d’inquiétudes

Tu n’arrêtes pas de ressurgir
Des gouffres, des fonds et des désirs
Tu troubles la fête, tu me prends la tête
Tu fais de ma vie une tempête

Mais dit moi le Doute
Peux-tu faire face
À tout ce qui a pris sa place
Peux-tu seulement ébranler
Mes convictions apprivoisées

Dans un duel je t’affronte
Car je n’ai pas à avoir honte
Prépares toi vite à dégainer
Je suis Quiétude réincarnée

Tu t’entretiens, tu fais le malin
Tu te sème et tu t’appartiens
Tu aimes bien t’insinuer
T’es une chiffe molle, un effronté

T’aura beau surgir de nulle part
Jamais tu n’auras la victoire
Car Quiétude va te redonner
La plus symbolique des raclées

Bridge :
Faites attention à l’hécatombe
Quiétude est plus force que son ombre
Elle est plus rapide, plus ancrée
Que le Doute déjà désarçonné

Alors le Doute,
Jette les armes
Ta plus ta place
T’as plus ton charme
Te voilà bien déculotté
Par la Quiétude réinstallée

Allez le Doute replies bagages
Ne reviens plus, quitte le large
Ici c’est moi la grande fierté
Je suis Quiétude pour y rester