mardi 23 mars 2010

Chapitre 7 – Les parallèles

Je me suis laissé prendre dans le piège d’une discussion. Malgré moi, je pose les questions qui te giclent sur une toile de transparence. Je capte chacune de tes teintes pour mieux pouvoir te les faire voir l’instant d’après, dans un optique différent. Ta proximité me fait sans cesse tergiverser dans des scènes légères ou j’ose m’avancer pour savourer le feu d’artifice d’un baiser.

Le parfum qui émane de toi me désarçonne sans relâche. Je suis la cavalière de notre échange. Tu es l’étalon de nos spéculations. Nous offrons le spectacle d’une escapade en liberté dans le champ luxuriant de la créativité.

L’heure avance et je sais que bientôt je devrais te quitter. De désinvoltures en dérisions, j’essaie maladroitement de te cacher la pluie de mes prunelles. Les minutes filent sur le rouet du temps mais, je ne peux me résoudre à partir sans m’abreuver, ne serait-ce qu’une fois, du contact réel de ton corps.

Mes mains te souhaitent si véhément que j’abdique et te demande l’offrande de ton poignet. Tu consens à peine à me l’offrir, préméditant sans doute plus qu’une noble intention.

Durant quelques secondes, je prends ton pouls pour m’y accorder en diapason. Bien que d’apparence futile, l’exercice me permet de prendre contact avec l’une de tes cadences vitales.

Ton tambourinement m’apparaît lent et régulier. Profites-en bien, ai-je envie de te dire, puisqu’endiabler le sang de tes veines sera désormais ma quête. La frénésie de tes rythmes sur le tambour de ma peau n’est-ce pas la l’idée d’une musique digne des plus grands sorciers ?

Tu m’accompagnes dans les derniers instants. Je tremble et tu crois que c’est de froid. Je cherche vainement les mots qui sauront te retenir encore un peu. Je ne les trouve pas. Les dernières phrases nous détachent pour mieux nous ramener dans nos univers parallèles. Tu me montres ton dos qui me rappelle un certain songe.

Étais-ce bien toi ou l’esquisse d’une présomption de ta présence ? Je te regarde partir, espérant que tu reviendras sur tes pas pour me prendre le visage dans tes mains et déposer sur mon front un tendre adieu. Mais tu ne te retournes pas. Je nous quitte aussi, l’esprit fusillé par une armée de questionnement.

Chapitre 6 – Bille d’eau de toi…

Je me noie sans répit dans la mer noire de ton regard. Stoïque, je m’inonde du flot incessant des vagues de ta présence. Je bois à langoureuses gorgées l’accord de notre partage. Submergée de jubilations, je m’échoue pourtant timidement en embruns de malaise sur les plages de tes joues.

De ta voix de feutre, tu guide mes pas, me laissant trop de place à être moi-même. Je te remets une bille bleue, petite boule de cristal par laquelle tu pourras me retrouver. Du moins c’est ce que je veux te laisser croire. Tu évoques d’un grand rire l’ironie de ma magie. Tu consacre par ta distance la puissance de tes talismans.

De toiles en photographies je me débusque de mes tranchées les plus intimes. J’avance en laissant dernière moi les pistes de la proie que je me suis employée à devenir. Tu me dévore sans me mordre. Tu fuse d’un peu partout en soulignant de te ta candeur, quelques allusions douces à nos écrits flamboyants.

Plusieurs fois, tu dresses habilement la table pour un festin de rires. Tu absous ma naïveté d’une surprenante contenance. Je dois m’asseoir un peu. J’ai l’âme en déluge d’émotions contradictoires. Je me réclame derrière la prison d’un cahier ou mes mots, pourront peut-être me protéger un peu.

Recluse dans un presque silence, j’en profite pour découvrir tes continents. Je me sens comme le verre d’eau que tu tiens dans tes mains, à la fois à moitié vide, à la fois à moitié pleine. Je me transpose en lui. Je deviens lac dans les vallons de ta verdoyante chemise. Je me ruissèle jusqu'au bas de ton dos pour devenir chutes sur tes cuisses, sur tes fesses.

J’écoute le ciel de ta voix qui, momentanément peuplé d’oiseaux Shakespearien, fait valser un mirobolant coucher de soleil. Doucement, je m’évapore dans la pièce afin de devenir qu’une fine brume tout autour de toi.

mardi 16 mars 2010

« Un pas de trop »

Un pas de trop, une lettre, un mot
Qui nous condamne, nous prend de haut
Un long silence, une longue absence
Une apparente indifférence

Debout au bord du précipice
Je perds le pied, chancèle et glisse
Un piège sur moi s’est refermé
L’arme contre moi s’est retournée
Je m’étais seulement laissé prendre
Par les images, par les mots tendres
Les points à jamais suspendus
D’un sens unique, d’une peine perdue

Un pas de trop, une lettre, un mot
Qui présuppose, qui fait écho
À la folie, la poésie
À tous mes rêves inassouvis

Debout au bord du précipice
Je perds le pied, chancèle et glisse
Un piège sur moi s’est refermé
L’arme contre moi s’est retournée
J’essaie toujours de comprendre
Ce qui se passe, ce qui m’étrangle
Pourquoi j’arrête de respirer
Quand ton silence m’est imposé

Un pas de trop, une lettre, un mot
Qui nous cisaille, nous mord la peau
Pour  nous faire croire à l’interdit
Pour engourdir nos insomnies

Debout au bord du précipice
Je perds le pied, chancèle et glisse
Un piège sur moi s’est refermé
L’arme contre moi s’est retournée
Y’a sûrement une explication
Un mot de toi, une solution
Des phrases qui sauront m’apaiser
Ouvrir le piège, me libérer

Un pas de trop, une lettre, un mot
Qui nous amène un  plus haut
Qui fait grandir, qui fait s’ouvrir
Vers d’autres avenues, vers d’autres rires

Debout au bord du précipice
J’ai repris pied et je me hisse
Hors de ma grotte en plein été
Sous le soleil de tes pensées
Le silence a été rompu
La glace de l’âme enfin  fondu
Je n’avais pas à m’inquiéter
Tu ne pouvais pas m’oublier…

« Je ne veux pas savoir »

Je suis dans une bulle de verre
Qui me grossit tes caractères
Qui me protège et m’indiffère
De tes défauts, de tes travers

Je suis l’autruche d’une histoire
Oiseau tout emplumée de gloire
La tête enfouie, le cœur miroir
Bien à l’abri des faux-espoirs

Je ne veux pas savoir
Ce qui briserait le miroir
Et m’obligerai à regarder
L’envers de ma réalité
Je ne veux pas savoir
Ce qui te rendrait illusoire
Et m’obligerai à te regarder
Dans toute ta réalité

Je suis le doré d’une cage
L’obstinée des vieux adages
La vérité des faux mirages
La fée espiègle des enfants sages

Je suis l’unique de tes sens
Un doux secret, une confidence
Une complexe équivalence
La douce musique de tes silences

Je ne veux pas savoir
Les milles tours de tes ivoires
Ce qui te rendrait prisonnier
D’une tout autre destinée
Je ne veux pas savoir
Le déroulement de cette histoire
Ni même comment la débuter
Ni toutes ses pages inachevées

Je suis le diable de l’avocat
Qui revendique tous ses droits
De bien vouloir en rester là
De ne pas tout savoir de toi

Alors pitié ne me dites rien
Laissez mes rêves dans leurs écrins
Faites un détour, changez de chemin
Car je saurai peut-être demain
La  route qui mène vers la fin.

« Futile Mésange »










Dans un dialogue bien étrange
Entres les feuilles de quelques branches
Je t’observais et te chantait
L’hymne d’amour de ma forêt

Dans la mangeoire tu déposais
Des victuailles comme un secret
Pour que je puisse dès ton départ
Me délecter de tes égards
 Quelques semaines vinrent à passer
Avant que je daigne m’approcher
Jusqu’à manger dedans ta main
Jusqu'à oublier mon instinct

Je suis seulement qu’une mésange
Petit oiseau aux ailes d’anges
Qui vient parfois se déposer
Sur ton épaule pour t’inspirer
Mais qui donc aurait pu penser
Qu’une mésange puisse s’inquiéter
De savoir ce que t’es devenu
De savoir si t’es disparu

Du haut des airs je guette ton pas
Depuis plusieurs heures déjà
J’essaie en vain de me rassurer
Sur les corniches je reste posée

Mon cœur d’oiseau bat la chamade
Je tremble de froid, me rend malade
J’en oublie même ma liberté
Que je peux partir et m’envoler

Je suis seulement qu’une mésange
Petit oiseau aux ailes d’anges
Qui vient parfois se déposer
Sur ton épaule pour t’inspirer
Mais dis-moi qui pourra penser
À la mésange toute affolée
À l’aviser que tu ne viens plus
À lui dire que t’es disparu

Envoie-moi seulement un pigeon
Un écureuil même un raton
Pour m’aviser de ton voyage
Pour me transmettre ton message

 En échange je te promets
De rester sagement en forêt
De ne plus chanter, t’interpeller
Juste être mésange qui t’as aimé
  
Je suis seulement qu’une mésange
Petit oiseau aux ailes d’anges
Qui aimait tant se déposer
Sur ton épaule pour t’inspirer
Mais voilà  que j’entends ton pas
Mais oui c’est vrai te revoilà
Toi mon perchoir de conte de fée
Toi l’homme qui m’a apprivoisée
Toi l’homme qui m’a apprivoisée

Lost in space

« Lost in space… »
Lyrics by: Julie Vigneault

There is no oxygen at all
Must be the reason why I’m suffocating
There’s a silence so unbearable
Making your love seems so unreachable
Making you love seems so unreachable

I’m suspended baby
Fighting with stars and gravity
Stuck in here slowly floating
Lost in space and still waiting
Lost in space and still waiting

I want to scream out loud
But here in space there is no sound
My mouth still staying wide open
Words lost in space like a weapon
Words lost in space like a weapon

I must have climb in a rocket
Surely got higher that I could get
But now I’m only falling
From your space while you’re missing
From your space while you’re missing

Don’t want to be hook by the atmosphere
Don’t want get burned by my own fear
But maybe I already lost you
Still lost in space try to find you
Still lost in space try to find you

So look up for me baby
And send your smile right through the sky
Like a spaceship please bring me nearby
‘Cause lost in space I’m still praying
‘Cause lost in space I’m still hoping…
‘Cause lost in space I’m still breathing….
Cause lost in space I’m still waiting….

S’impliquer pour évoluer

La Journée Internationale du Bénévolat offre à chaque année l’opportunité de souligner l’implication de nombreux citoyens à titre de bénévoles. Or, il s’agit également d’un moment propice à l’ouverture d’une réflexion sur nos propres gestes bénévoles. Alors, pourquoi ne pas commencer par s’interroger sur le partage d’une ressource unique et exceptionnelle; nous-mêmes.

Le présent de soi: Par manque de temps ou par gêne, nous hésitons à nous impliquer bénévolement dans notre travail, notre communauté ou dans les activités scolaires de nos enfants. Pourtant, partager votre identité constitue, pour les gens qui en bénéficient comme pour vous-mêmes, un présent d’une valeur inestimable. Ainsi, en ajoutant vos couleurs, vos saveurs, lors de diverses activités, vous y découvrirez en primes un trésor insoupçonné; l’estime de soi. Mettre l’emphase sur vos ressources tout en nourrissant votre reconnaissance personnelle, n’est-ce pas là une façon gagnante-gagnante d’évoluer?

Donner pour multiplier. Donner de notre temps pour une cause ou une activité créé un mouvement de synergie. Votre implication s’en trouve ainsi multipliée puisque vous devenez un exemple d’affirmation par l’action pour les gens qui vous côtoient. Par symbiose, vous influencez vos collègues, vos amis, votre famille à découvrir les joies de se partager aux autres. Donner au suivant génère ainsi progressivement un mouvement de multiplication d’actions positivement humaines. Il suffit donc de mettre votre épaule à la roue et de constater avec joie le cycle positif qu’elle engendrera sur son passage.

Ralentir pour mieux partager. S’impliquer bénévolement demande un temps de réflexion. Combien de temps avez-vous à consacrer? Pour quelle cause, œuvre ou activité voulons-vous vous investir? Déterminez les valeurs, les croyances et l’environnement auxquelles vous accordez une importance particulière. Informez-vous auprès des divers comités organisateurs de votre région afin de connaître leurs besoins réels en termes de ressources bénévoles. Choisissez finalement l’activité qui vous permettra de mettre toutes vos ressources à contribution en plus de vous offrir une belle opportunité d’évolution.

Allez-y impliquez-vous !